Technique vocale, interprétation
Chant et Méthode Feldenkrais
En savoir plus

En résumé

Claudine Chériez, mezzo-soprano, praticienne de la Méthode Feldenkrais

Son parcours

Claudine Chériez, mezzo-soprano, a interprèté de nombreux rôles d'opéras, chante régulièrement le répertoire de musique sacrée et se produit également en récital. Elle participe depuis plusieurs années à la création de spectacles mêlant théâtre et chant.
Elle est certifiée de la Méthode Feldenkrais, ce qui lui permet d'établir des parallèles entre la Méthode et sa recherche vocale. Tout en utilisant les moyens que Moshe Feldenkrais a mis à notre disposition pour optimiser l’émission vocale, elle utilise également son expérience scénique et pédagogique.

La Méthode Feldenkrais

La Méthode Feldenkrais est une méthode d’apprentissage dont le mouvement est l'axe principal.
Chacun de nous peut aller vers un mieux-être (diminuer les douleurs de dos, rester debout ou assis sans fatigue, se lever sans effort, etc.) À tout âge, il est possible de découvrir plus de mobilité, plus d'aisance, plus de légèreté dans tous les actes de la vie quotidienne.
Explorer son potentiel devient un jeu.

Son enseignement

Conjointement à son métier d‘artiste lyrique, Claudine Chériez se consacre à l’enseignement.
Elle est invitée régulièrement par différentes formations vocales pour un travail musical et vocal, dans le respect de chacun, en tenant compte du parcours musical de chaque participant, ainsi que du rapport personnel de chacun avec sa propre voix.
Elle organise des stages de chant, des ateliers de Prise de Conscience par le Mouvement avec la voix et la poésie comme supports et objets, ainsi que des leçons individuelles d'Intégration Fonctionnelle.
Leçons individuelles d'intégration fonctionnelle sur rendez-vous, et stages chant-Feldenkrais

voir, entendre

Claudine Chériez, mezzo-soprano

Dates de concerts à venir :

Claudine Chériez, mezzo-soprano, est l’interprète de nombreux opéras et opérettes, de musique sacrée, de chansons anciennes et contemporaines.
Alejandro Barcelona est accordéoniste, compositeur, accompagnateur de Thomas Fersen, de Sanseverino ou de Grand Corps Malade….
« Ensemble, ces deux interprètes de haut niveau viennent interpréter aux Pas perdus un répertoire original, de la musique baroque à la chanson populaire. Leur rencontre peut paraître inattendue, voire incongrue. Pourtant, au travers des genres, des époques, jaillit une musique éclectique, libre, joyeuse. Et l’évidence de leur accord ouvre de nouveaux horizons, comme la diversité de leur inspiration ouvre à l’universalité de la musique. Ainsi, dans le cadre historique de l’ancien tribunal de Joigny, réputé pour sa qualité acoustique, la rencontre improbable vous fera découvrir l’accord parfait…» (Marc Labouret, «Les pas perdus», Joigny)

10 mai 2016, 21 h, L'Escale, Migennes, 89400 - cabaret-lescale.wix.com/
4 juin 2016
, 20h30, Prieuré Saint Jean les Bonshommes, Sauvigny-le-Bois, Avallon, 89200
23 juillet 2016, 20h30, Église d'Alligny-en-Morvan, 58230
13 août 2016, 20h30, Église de Ouroux-en-Morvan, 58230
4 novembre 2016 à la salle jean Genet à Couches, 71490 - Salle Jean Genet

 

Concert aux jardins

Avec Alejandro Barcelona, accordéon

Concert aux jardins

Avec Alejandro Barcelona, accordéon

Concert à Arleuf

Avec Alejandro Barcelona, accordéon

Mignon
Ambroise Thomas

Panzano (Italie)
Rolando Russo, pianiste

Habanera - Carmen
Bizet

Greve-in-Chianti (Italie)
Robert Kopelson, pianiste

Ma belle
si ton âme

Avallon (France)
Alejandro Barcelona, accordéon

La Méthode Feldenkrais

« …d’impossible, le mouvement devient possible, de difficile, il devient facile, d’agréable, il devient harmonieux »    Moshe Feldenkrais

  • Une méthode,

    Un éventail de possibilités

    La Méthode Feldenkrais est une méthode d’apprentissage dont la prise de conscience par le mouvement est l'axe principal. Tous ceux qui souhaitent se rapprocher le plus possible de leur potentiel optimal découvriront une méthode capable d'affiner la connaissance de soi en mouvement. Sont développés le sens tactile et kinesthésique, l'orientation spatio-temporelle, l'écoute, le discernement. L’imagination créatrice, la curiosité, la capacité d’adaptation, le plaisir du jeu sont réveillés, stimulés. Tous les sens sont sollicités dans la Méthode Feldenkrais, le toucher, la vue, l'ouïe, le goût, le sens olfactif. Une meilleure qualité de présence et de mouvement émerge, grâce à des séquences de mouvements faciles mais inhabituels, ludiques, exécutés sans effort. Ainsi, plus de disponibilité dans le corps le rendront plus sensible, libre et léger, prêt à s’exprimer, interpréter, danser, chanter, ou simplement agir. Les séances individuelles d' « intégration fonctionnelle » sont données par le praticien qui dialogue par le toucher avec l’élève. Ces séances mettent en lumière certaines relations ou habitudes fonctionnelles ou disfonctionnelles (souvent source de fatigue ou de douleur) difficiles à déceler seul. De nouvelles possibilités de mouvement, voire de nouveaux comportements plus satisfaisants pour vous-mêmes, vous sont proposés par le praticien, riche de sa propre expérience sensori-motrice. Les séances individuelles et collectives sont très complémentaires; ce sont les deux versants de la Méthode Feldenkrais.

    La Méthode Feldenkrais façonne un terrain, des conditions idéales, pour de nombreux apprentissages, enseignements, arts et techniques. Se crée un vécu indispensable pour des métiers tels que psychomotricien, psychothérapeute, orthophoniste… professeur de yoga, d’arts martiaux, ou encore, acteur, danseur, musicien, chanteur, etc. La Méthode ne se substitue ni n’écarte aucune autre méthode ni concept, mais les enrichit et les féconde. Elle ne vise pas un conditionnement spécifiquement adapté à telle ou telle fin en particulier. Les potentialités naturelles d’expression, d’ouverture, d’écoute et de vigilance de la personne, de présence à soi-même et d’attention aux autres sont développées. L'éveil du sens tactile-kinesthésique (l’appareil moteur et sensoriel) permet ainsi l’émergence de nos capacités dans un registre varié, différencié, fin et précis.Cet apprentissage favorise considérablement l'autonomie grâce à de nombreuses alternatives, il conduit à trouver une image de soi dynamique. Les répercussions de cet enseignement sont notamment de dépotentialiser les automatismes et d’affronter les circonstances de la vie avec plus de souplesse et de meilleures chances.

  • Les objectifs de la Méthode

    Coordination et richesse de nos mouvements sont favorisés par la Méthode Feldenkrais. La « prise de conscience par le mouvement » développe une présence à soi et à ce que l’on fait, elle permet de lier ses intentions à ses actions, et d’enrichir l’image de soi.
    Quels que soient l’âge et les limitations dues à l’histoire de chacun, chacun peut aller vers un mieux-être, au quotidien (en diminuant les douleurs de dos, en permettant de rester debout ou assis sans fatigue, pour se lever, tourner, etc.), et dans tous les domaines de sa vie, qu'elle soit sportive, artistique, etc.
    Retrouver l'étonnement, l'émerveillement de l'enfance.
     

    Quelques exemples de leçons pratiquées

    Sentir la relation entre la colonne cervicale et tout le reste de la colonne vertébrale, en retrouver la mobilité, la disponibilité,
    Assouplir la cage thoracique et jouer avec la respiration,
    Développer la conscience du bassin, centre de force,
    Relier la force des jambes au reste de nous-mêmes,
    Jouer avec le regard, les implications sur le mouvement

    Le sens tactile kinesthésique propre à la Méthode Feldenkrais, ce sens, en devenant de plus en plus conscient, a une fonction importante dans notre orientation spatio-temporelle. Nos découvertes intérieures seront d'autant plus précieuses que ce sens tactile kinesthésique sera développé de façon subtile et consciente.

 

« La méthode Feldenkrais offre des moyens pour mettre en lumière, au présent, un potentiel insoupçonné,

elle est un moyen de se sentir, « prêt pour toute action »   Myriam Pfeffer

  • Cette méthode, portant le nom de son créateur Moshe Feldenkrais, physicien et assistant des scientifiques Joliot-Curie, est reconnu internationalement, elle permet d'améliorer la flexibilité, la coordination, l’image de soi en apprenant ou en ré-apprenant les mouvements de la vie de tous les jours. Chaque personne, à tout âge, peut pratiquer cette méthode pour un fonctionnement de soi plus adapté et plus harmonieux, pour favoriser un mieux-être au quotidien ainsi qu’une meilleure relation avec soi-même, les autres et l’environnement. Les leçons de PCM (Prise de Conscience par le Mouvement), et d’IF (Intégration Fonctionnelle), définissent les deux aspects complémentaires de cette pratique. Climat de confiance et sécurité, analogue à celui du jeune enfant qui apprend tout en jouant, caractérise les séances individuelles ou collectives.

     

    IF - intégration fonctionnelle

    l’IF correspond aux leçons individuelles de la Méthode Feldenkrais. Cela consiste en un dialogue sensoriel doux et respectueux de la personne entre les « mains » de l’enseignant et l’élève. C'est un processus d'apprentissage. Peu à peu, le fait de prendre conscience de sa structure, de prendre conscience de son fonctionnement, amène la personne vers plus de confort au quotidien.
    Avec les mains, le praticien agit comme un guide et permet à la personne d'identifier ses habitudes fonctionnelles. Il donne la possibilité d'assimiler des gestes plus naturels, puis progressivement de modifier certains des mouvements quotidiens : la personne est ainsi plus mobile, plus disponible. Se développent peu à peu une conscience d’être différente, une conscience de soi dans l’espace et en relation avec le monde extérieur, et une sérénité accrue.

     

    PCM - Prise de Conscience par le Mouvement

    Il s'agit de séances collectives de « Prise de Conscience par le Mouvement ». Des mouvements faciles, variés, habituels, puis inhabituels, sont proposés aux élèves. Ces explorations sont source de joie et de plaisir de découvrir. Les séances, individuelles ou collectives, se pratiquent en tenue souple, style jogging ou autre.

    Tels les axes ou les engrenages d'un mécanisme, le rôle des articulations est de permettre une meilleure répartition de l’effort et de démultiplier nos forces. Nos mouvements sont généralement « handicapés » par de mauvaises habitudes de fonctionnement, par des traumatismes, et par une tendance à isoler les différentes parties de notre squelette. La mobilité de ces articulations est réduite, nos gestes sont limités par des efforts inutiles pour agir. C'est notre confort et notre efficacité de mouvement qui sont ainsi diminués.
    À l'usage, on éprouve un sentiment de légèreté et d’efficacité dans les gestes et les déplacements de la vie quotidienne, également dans les pratiques artistiques ou sportives. On goûte peu à peu à la mobilité articulaire. Le cerveau et le squelette de l’être humain sont conçus et organisés pour le mouvement. Les os déterminent la solidité de la structure, les articulations, selon leur configuration et leur degré de mobilité, permettent le mouvement dans les trois dimensions.

     

    Retrouver la mémoire du corps

    L'espèce humaine s'est façonnée en un long processus ; de nombreuses étapes ont été nécessaires pour que l’homme accède à la position debout, à la marche, au langage et à la pensée.
    Ces différentes étapes d'évolution se retrouvent dans le développement du jeune enfant. Il ne s'agit pas d'une régression mais, au contraire, d'une exploration de l'essence du mouvement, d'une réappropriation d'enchainements dont le corps a gardé la mémoire. Il s'agit de recréer la voie vers la souplesse des articulations, vers la fluidité des gestes. Nous retrouvons ainsi le contact avec notre propre corps, avec la capacité d'ouverture, d'élargissement de notre horizon, de communication avec notre environnement, d'apprentissage et de création. Pour se réaliser naturellement et sans effort, la respiration nécessite une ouverture, une mobilité et une grande liberté thoracique. La cage thoracique est en effet le siège non seulement de la respiration, mais aussi de nos émotions ; c'est encore un endroit de résonnance pour la voix. La pratique de cette méthode est ainsi une clé pour une vie émotive et créative libre, riche et épanouissante. La respiration est articulée autour d'une structure jouissant d'une grande finesse et pouvant être très mobile. Elle est une véritable charnière entre les énergies venant de la tête ou du bassin permettant une meilleure intégration et une meilleure globalité des mouvements au quotidien dans le respect de la nature même de la colonne vertébrale. Des moyens tels que l'extension, la flexion, la torsion, permettent à la colonne vertébrale de développer sa mobilité dans l'action. Cette colonne vertébrale est une chaine articulée dont la représentation riche et différenciée augmente sa fonctionnalité en rapport avec le bassin, les jambes, les bras et la tête. La prise de conscience des charnières fondamentales de cette chaîne articulée tend à faire émerger une unité de fonctionnement propice à l'action dynamique, libre et consciente.

  • Qui est Moshe Feldenkrais ?

    Moshe Feldenkrais (né en 1904 en Ukraine - mort en 1984 à Tel-Aviv) était un physicien britannique d'origine ukrainienne, qui fut l'un des introducteurs du judo en France dans les années 1930 et mit au point, dans les années 1950, une méthode de soins non-conventionnelle, réalisant une synthèse entre les dernières découvertes de la science moderne et la culture traditionnelle orientale À l'âge de 14 ans il émigre en Palestine. De 18 à 28 ans il vit à Tel-Aviv où il travaille, poursuit ses études et pratique le football. Il se blesse alors au genou. Moshe Feldenkrais arrive à Paris en 1928 où il étudie la physique, les mathématiques, la mécanique et l'électricité. Il obtient un diplôme de Docteur en sciences physiques et un diplôme d'ingénieur en mécanique et électricité. En 1938, il travaille avec Frédéric Joliot-Curie, dont il est assistant. Moshe Feldenkrais rencontre Jigoro Kano à l'occasion de conférences données par le fondateur du judo lors de deux séjours en France en 1933 et 1934. Il se met à pratiquer ce sport, qu'il contribue à introduire en France, et devient l'une des premières ceintures noires de judo en France. À son invitation, Mikinosuke Kawaishi quitte Londres pour venir enseigner le judo en France. Passionné par ce sport, Feldenkrais fonde en septembre 1936 le Jiu-Jitsu Club de France, dont Jigoro Kano est le président d'honneur. Il écrit deux livres sur le judo.

    En 1940 alors que Paris est occupé, Moshe Feldenkrais part pour l'Angleterre. Il travaille alors pour l'amirauté britannique. Il aurait fait partie de l'équipe qui met au point le sonar. Il continue en même temps la pratique et l'enseignement du judo. Il commence à s'intéresser très fortement au développement humain et au mode d'apprentissage des enfants, inspiré en partie par l'observation des enfants dans le cabinet pédiatrique de sa femme, Yona Rubenstein. Après un accident grave sur son genou déjà blessé, Moshe Feldenkrais se voit proposer une opération dont les chances de succès sont estimées à 50%. Il préfère éviter l'intervention et étudie tout ce qui a trait à la santé et à la guérison : anatomie physiologie, neurophysiologie, psychothérapie, exercices de rééducation, pratiques spirituelles, yoga, hypnose, acupuncture. Feldenkrais réussit à marcher de nouveau sans avoir besoin d'opération. Il reprend même sa pratique du judo. Postulant que nous fonctionnons selon l’image que nous concevons de nous-mêmes, il choisit le mouvement comme mode d’apprentissage et de connaissance de soi. Après des mois d'observation minutieuse et d'exploration de très petits mouvements, il aurait redécouvert et affiné le processus d'apprentissage utilisé par les jeunes enfants pour acquérir la marche. Selon lui, le fait de prendre conscience de comment l'on bouge peut être une clé pour se soigner voire fonctionner mieux.

    Plus tard un ami qui souffre du dos, lui demande si le même processus ne pourrait pas l'aider. C'est ainsi que Feldenkrais aurait découvert l'efficacité de sa méthode. Selon Moshe Feldenkrais, le développement et l’affinement du sens tactile-k est le moyen privilégié pour se libérer du poids des habitudes dérangeantes, pour une modification de l’existence et pour s’humaniser. Cela suppose de vivre pleinement l’expérience de mouvements faciles, aisés, tout en diminuant l’effort, en la transposant dans l’imagination dynamique pour refondre l’usage de nos sens. Ceci va animer, ou réanimer, notre système sensori-moteur, celui de la sensibilité et du mouvement qui caractérise le vivant. Moshe Feldenkrais a compris que l’ancrage dans la réalité concrète de notre corps vécu (et non d’un corps physique extérieur) est le point de départ le plus rigoureux de toute pratique, méthode et changement psychologique. Les individus acquièrent une ouverture du senti et une liberté de mouvement, ainsi qu’une justesse d’accord entre leur structure et leur fonctionnement, une malléabilité, et une disponibilité à l’égard de soi-même, des autres et de l’environnement. Il développe ainsi une méthode, à travers le toucher et le mouvement, pour faciliter le retour à la santé et l'apprentissage qu'il appellera plus tard : Intégration Fonctionnelle. Il donne alors des leçons de Prise de Conscience à travers le Mouvement.

    En 1950, Feldenkrais retourne à Tel-Aviv. Il devient le premier directeur du département électronique de l'armée israélienne. Peu de temps après il aurait été sollicité pour s'occuper du Premier ministre Ben Gourion qui souffre de mal de dos chronique et de problèmes respiratoires. La santé de Ben Gourion se serait améliorée de façon étonnante et aurait fait la réputation de Moshe Feldenkrais. Il commence à enseigner sa méthode pendant les années 50 et 60. Il continue ensuite aux États-Unis pendant 11 ans. Il forme ainsi un grand nombre de praticiens à San Francisco puis à Amherst, dans le Massachusetts.

  • Une façon
    globale
    de voir

Actualité

Claudine Chériez, mezzo-soprano, praticienne de la Méthode Feldenkrais

Concerts

Pour consulter le dossier de presse
du spectacle "ma belle si ton âme...",
merci de nous joindre par mail :
claudine.cheriez@gmail.com

Enregistrement CD

Répertoire traditionnel ou baroque,
en duo avec l'accordéoniste Alejandro Barcelona,
chansons de Bourgogne, airs tendres et
compositions de A. Barcelona.
Commander : claudine.cheriez@gmail.com

Les stages et ateliers

Stages chant-orthophonie-Feldenkrais
Journées de chant, technique vocale et Feldenkrais
Stages chant-Feldenkrais-théâtre

L’enregistrement est constitué de chansons à danser et à boire, chansons du 17e siècle, chants d’amour, airs tendres et chansons composées par Alejandro Barcelona. 
Nous nous situons ainsi entre musique sacrée, répertoire baroque, chansons écrites aujourd'hui et airs populaires bourguignons consacrés au vin : une façon de considérer les différents répertoires de la musique comme une grande trajectoire où la musique populaire rejoint la musique "savante" et inversement. La musique efface les frontières, la diversité des langages nous invite à l’unité.
C'est le sens donné par l'alliance de l'accordéon et de la voix lyrique.  Cette alliance m'est chère, c'est ainsi que je vis la musique, (depuis mes études classiques notamment au centre de musique baroque de Versailles), comme un éternel renouvellement, une relecture permanente des styles. Oser réinventer une partition en l'interprétant avec un accordéon sublimement joué par Alejandro Barcelona. Oser faire cohabiter un chant de Bourgogne sur le vin et la terre et un cantique du 15e siècle ou un air de cour du 17e. Les compositions d’Alejandro Barcelona nous parlent elles aussi de la beauté du monde, beauté intemporelle et universelle.
Le spectacle et le CD sont un message d’harmonie, de joie intime, d’enthousiasme. La musique élève, éveille la flamme de paix et de pulsion de vie en soi.
La voix est un chemin artisanal d'humilité et de magie aussi, créant un rapport authentique et intime à soi et aux autres.
L’accordéon nous parle de la vie comme on la danse, comme on la réinvente, comme on l’écrit, un instrument proche de chacun de nous.
Un choix artistique élaboré grâce à mes racines de Bourgogne et à ma culture musicale classique. Terre de Bourgogne entre granit et calcaire, forêt et humus, danse et vin.
Un hommage aux gens de la terre.

Vous pouvez vous procurer l'album à partir du 25 novembre 2015, au prix de 15 € + frais de port.
Contacter « Couleur-Compagnie» : couleur.compagnie@ooui.org

 

Repères biographiques

Claudine Chériez, mezzo-soprano, aborde très jeune la musique avec le piano, puis elle étudie le chant auprès de Daniel Ferro (Juilliard School of New York). Avec René Jacobs, elle étudie le répertoire baroque, le Lied avec Paul von Schilawsky, l'opéra romantique avec Jianfranco Rivoli, la mélodie française avec Camille Maurane. Sa rencontre avec le metteur en scène Alain Garichot a été décisive dans ses choix d'interprète des différents répertoires.
Sur scène, on a pu l’entendre dans: Cosí fan tutte (Dorabella) et Betulia liberata (Carmi) de Mozart, Cendrillon (Dorothée) de Massenet, Télémaque (Mérione) et Orphée et Eurydice (Eurydice) de Gluck, Tamerlano (Irène) de Haendel, La Calisto (Diane) de Cavalli, Le nozze di Figaro ( Marceline) de Mozart, La scala di seta (Giulia) de Rossini, Carmen (Carmen) de Bizet, The knot garden (Thea) de Michael Typett, La Périchole (La Périchole) d’Offenbach, etc... sous la direction musicale de Antonio de Almeida, Nicholas Cleobury, Jonathan Darlington, Patrick Fourniller, Roy Goodman, Jean-Claude Malgoire, Philippe Nahon, Joseph Lamarca, Jean Périsson, Claude Schnitzler, Bernard Tétu, etc...

Dans ses concerts, elle réalise une forme de communion entre le geste et la voix, entre l'espace et le mot, avec une attention particulière portée au regard et à l'écoute. Elle interprète le répertoire de musique sacrée (Vivaldi, Bach, Mozart, Heandel, etc.) et se produit également en récital où elle apprécie la proximité du public avec lequel elle partage notamment la poésie et le sens des mots.
Elle enseigne également la technique vocale, l'interprétation, et elle initie les enfants à l'opéra. (Paris, Lisbonne, etc.). Dans son enseignement du chant, la méthode Feldenkrais, par son universalité, lui offre des moyens supplémentaires de compréhension, d'écoute, et d'efficacité.

 

Son vécu de la Méthode Feldenkrais

Claudine Chériez, certifiée de la Méthode Feldenkrais, établit des parallèles entre la Méthode et sa recherche vocale pour la préparation de ses concerts. Elle établit des liens entre la construction de repères corporels et vocaux, l'ajustement permanent des résonances de la voix pour une émission optimale, et l'organisation, la représentation du squelette. Cette représentation, cette conscience, font émerger une présence à soi-même et à sa voix de plus en plus subtile. C'est un émerveillement de sentir que l'organisation « possiblement » optimale du squelette est toujours à développer. Cette organisation donne de l'énergie, de la sécurité. On peut se reposer en toute confiance sur ce vécu. Le son prend du volume, sans rien faire de spécial, dans l'aisance, seulement en étant attentive à son squelette, à ses appuis au sol, à la liberté de la nuque. La Méthode Feldenkrais et le chant, sont, de mon point de vue, une forme d'artisanat. Un artisanat à vivre dans le présent, dans la continuité, l'exigence, la patience et l'humilité.

 

Sa formation Feldenkrais

Sa responsable pédagogique de formation: Myriam Pfeffer, formée directement par Moshe Feldenkrais dans le premier groupe qu'il a constitué en Israël et dont elle a été l'instigatrice, fut sa proche collaboratrice et l'assista jusqu'à la fin de sa vie active. Elle a introduit la Méthode Feldenkrais dans l'ensemble des pays francophones d'Europe. Depuis 1985, Myriam Pfeffer a dirigé, en France, 12 cycles de formation. Parallèlement, elle enseigne dans de nombreuses formations en Europe, en Israël et aux Etats-Unis.
Grâce à son ouverture à plusieurs cultures, à sa réceptivité toujours en éveil et à sa grande expérience personnelle, Myriam Pfeffer façonne et adapte les séances aux besoins des élèves auxquels elle s'adresse. Tout en apportant sa propre originalité et sensibilité, elle transmet la technique et la réflexion de Moshe Feldenkrais, dans l'écoute et le respect de l'autre.

Le chant et la méthode Feldenkrais

Ma première prise de contact avec la Méthode Feldenkrais s'est faite lors d’un stage de chant. J’ai tout de suite vu, senti, l’impact des consignes de la méthode sur la voix, et sur tout de moi-même. Beaucoup de rencontres m’ont nourrie. Dans la pratique de la Méthode Feldenkrais, l'échange est immédiat. En même temps que l’on reçoit, on apprend à donner ; l'échange conscient, c’est cet aspect qui m’a très vite intéressée. Partir du plus petit mouvement, de son ressenti, de l'espace qu'il crée, pour aller vers le plus grand, l’universel, l’humain.

Ma pratique est basée sur mes découvertes personnelles successives, avec mes propres questionnements, mes propres zones inconnues. C'est une façon d’accepter toute l’histoire de mon propre squelette, au gré de la découverte de ses « disfonctionnements », et de ses améliorations fonctionnelles possibles ; c'est une façon de voir globale, qui neutralise les blocages, qui invite à voyager dans toutes les directions, à explorer l’inhabituel pour découvrir d’autres façons de regarder. Une attention particulière est portée au regard intérieur qui voyage, transforme. Le geste, le toucher, sont à l'écoute (c'est une écoute par le geste). De quelle façon je regarde ? Quel est mon point de vue ? Quelles différences est-ce que j'observe, afin d'optimiser mon apprentissage ?

 

Parallèle entre la pratique lyrique et la pratique Feldenkrais

Je ferais des rapprochements entre la pratique de mon métier de chanteuse, de « diseuse », et celle de praticienne de la Méthode Feldenkrais : toutes deux font appel à l’espace intérieur, à la capacité que nous avons d’être le plus unifié possible à l’intérieur de nous-mêmes. Le cadre, les conditions, dans lesquels je donne un cours de chant sont très proches de l'espace et de l'écoute que je mets en mouvement quand je donne une leçon d'« intégration fonctionnelle ».

Le squelette chante sa mélodie cinétique, la mélodie du mouvement. Nous développons la lenteur, nous découvrons ainsi de nouvelles relations à l’intérieur de nous-même. Le squelette écrit sa mélodie dans le présent de chaque mouvement du quotidien. Nous développons les capacités de mouvement pour agir, pour réaliser. Je m’adapte à la capacité du squelette, il n'y a pas de volonté ; pour le mot, c’est pareil. J'adapte la position, l'attitude du jeu, sans crispation, sans effort. Je suis (du verbe suivre!) le chemin du mouvement, tout comme je suis le chemin que prend le souffle pour la voix. La volonté, sur un mot, lui enlève son sens, sa profondeur, sa direction, son essence, sa vie. La poésie, l’agencement, l’ordonnancement des mots, les résonances des uns par rapport aux autres, me rappellent le chemin vers la conscience du squelette, vers son essence, vers sa représentation. C'est mon allié privilégié, permanent, au service de tous les domaines de ma vie.

 

Un processus

L’enseignement Feldenkrais, c'est « créer les conditions pour apprendre ». L’interprétation d’une mélodie, c’est un processus, ce sont des approches successives, des interrogations, des prises de conscience successives, qui peu à peu, nous permettent de choisir telle couleur plutôt que telle autre, telle ou telle inflexion de tempo. L’interprétation est personnelle, unique, tout comme la démarche ou la signature, l'écriture de quelqu’un. Le rapport au mot est personnel, le rapport au squelette aussi. J'ai la capacité de choisir, décider, quelle voix (voie) prendre, je peux faire des choix. Je peux utiliser mon regard, ma lucidité, la détermination qui s'ensuit, et qui n'est pas synonyme de volonté mais davantage de « libre-arbitre ». Finalement, c’est au fil du temps rendre conscients des mouvements que nous faisons par intuition, naturellement, le corps sait pour nous ce qui est bon pour lui. Après plusieurs années de travail acharné de technique vocale, on m'a souvent dit : « oh toi, tu as une voix naturelle » ; pour moi, c’était comme si tout le travail fourni était tout à coup balayé, je n’avais aucune idée du compliment que cela pouvait représenter ! je n’avais aucune conscience de la qualité de ce que je faisais, le chemin me paraissait souvent très ardu, la Méthode Feldenkrais rend conscients les mouvements, les déplacements ; c’est une orfèvrerie, une dentelle, une porcelaine ciselée, une confiance en la réversibilité, en la maîtrise « naturelle » du mouvement harmonieux. Sur cette voie de l’orfèvrerie, rien n’est jamais terminé, fixé, déterminé, ni défini à jamais, tout dépend de quoi j’ai besoin, à quel moment, pour quelle fonction. C'est l’adaptabilité au moment présent, l’accompagnement dans la seconde, la direction donnée par la musique, par le mot, et à l’intérieur de ces deux structures, une attention comparable et permanente au mouvement lui-même au service de « qu’est-ce que ce mot me dit, qu’est-ce que ce mouvement musical déclenche en moi, comment moi, je peux m’adapter à ce mouvement musical » ? C'est une balance permanente, un jeu, une palette, entre une conscience accrue à tout ce qui se passe, une vision globale dans laquelle je fais des choix dans le présent et un abandon confiant à « ce qui se fait », à « ce qui doit être et doit se faire » si les conditions créées auparavant sont optimales. Les conditions sont optimales quand elles nous donnent la chance de pouvoir aller dans toutes les directions.

 

La pédagogie du chant

J’utilise les moyens que Moshe Feldenkrais a mis à notre disposition pour optimiser l’émission vocale. J’utilise également mon expérience scénique et pédagogique. Conduire une phrase musicale, jouer avec les équilibres de détente et d’action, de verticalité et de volume, de perception de l’ «intérieur» et de l’«extérieur». L’aspect «fonctionnel» est privilégié. Par exemple, comment la lettre M se fait, le K, le T, la voyelle O, A, I, etc, ? Comment je m’y prends ? Les observations successives sont propres à chacun. En effet, et notamment, la forme de nos visages est pour chacun différente, notre façon de sourire est personnelle, celle d’ouvrir la bouche pour chanter aussi. Nous avons chacun notre façon de marcher, de rire, de parler. Pratiqués d’abord dans la lenteur, les petits mouvements favorisent la fluidité. Comment, peu à peu, puis-je par exemple répéter cette même consonne très rapidement, sans, notamment, créer de tension ? Comment «moi», je m’y prends ? Comment puis-je gérer mon souffle pour chanter un son long, ou une vocalise, à l’intérieur d’un chant ? Les gestes, les mouvements, précis, minimaux, donnent beaucoup d’efficacité dans la réalisation de ce que nous voulons faire. Dans tous les domaines de la technique vocale, nous pouvons jouer ainsi, avec le souffle, avec les voyelles et les consonnes, avec le volume, avec les graves, le medium et les aigus. Un peu plus de liberté et d’indépendance au niveau technique nous rend heureux dans l’interprétation, dans le choix des couleurs, des nuances et de la signification de notre chant.

 

Les mots, le squelette

Les mots m'apparaissent comme étant le squelette du langage, avec des syllabes qui les composent, tout comme les os composent notre squelette. Ce sont les articulations des mots les uns par rapport aux autres qui définissent le sens d’une phrase. C’est l’organisation optimale des composants du squelette qui va rendre le geste agréable, facile, dans tout acte de la vie quotidienne – se lever, s’asseoir, marcher – ainsi va naître la poésie du mouvement comme celle des mots. J’accompagne le mot, j’accompagne le mouvement. On s’adapte au mot, le mot nous guide, son sens nous donne une direction. Le visage, l’instrument-voix, l’ouverture à l'intérieur de la bouche, s’adaptent au sens du mot, à son contenu, à ce qu’il véhicule. Les mots nous guident, nous portent, nous transportent, nous font nous élever, comme le fait la poésie. Avec eux, on peut s’exprimer ; les os, eux, nous supportent ; le support du squelette nous permet de nous alléger. Bien organisés, ils permettent au mouvement d’être optimal, favorisant la santé, développant nos capacités. Je me laisse traverser par le sens du mot, par sa fonction, son contenu, par ce qu’il véhicule dans mon imaginaire. Je me laisse exister par la fonction du squelette. Son rôle est de résister à la gravité. Il n'y a pas d’entrave de l’autorité, de la volonté. On ne peut « passer outre ». Je tiens compte de ce qui est là, maintenant, dans le présent (« principe de prise en compte de la réalité »), je tiens compte de la capacité de mon squelette, on part de cela. On ne peut faire plus qu’il ne peut. On ne peut forcer un mot à être autre chose que ce qu’il représente dans le vécu de celui qui l’émet. C’est là où la façon de dire, de chanter, est personnelle et prend tout son intérêt. C’est relié à la personne, à la totalité de la personne. J’accompagne chaque mot, je suis tout entière avec lui, jusqu’à sa résolution. Le rapport au mot est sensuel, sensoriel. Que vont mettre en évidence, éclaircir à l’intérieur de moi, l’imaginaire, le film, que le mot déclenche en moi ? Je suis attentive au mot en soi, à son sens profond, à ce qu’il éveille en nous, à l’espace qu’il crée à l’intérieur de nous-mêmes. Il prépare le chemin de la voix chantée, il aide à en dessiner le sillon.

 

Quelques exemples personnels

Je me souviens d’une professeur de chant qui me dit un jour, « ne mets pas la tête en avant comme cela, ce sont les gens intelligents qui font cela, mais c’est trop » ! contente d’être « intelligente » (!), je me suis évertuée depuis ce jour à ne pas trop « lever la tête ». Or, la mobilité de la nuque est nécessaire, il n'y a rien de fixe: tout est possible, même « lever la tête »!. Car avec la Méthode Feldenkrais, je découvre que la position de la tête qu’intuitivement j’avais adoptée était, pour certaines notes, tout à fait juste, l'émission étant en réalité plus proche de l'optimal, du confortable, du facile; j’en ai la mémoire très précise, et c’est ainsi qu’aujourd’hui, avec, dans l'esprit, la sensation de « tout est possible », et sans « interdit », je me sens plus en relation avec ma colonne dorsale et lombaire. Finalement, mon corps n’était pas stupide !

Une autre, au tout début de mes études vocales, m’obligeait à mettre ma bouche en avant pour faire le son « ô », un vrai cauchemar ! je résistais, jusqu’au jour où, lasse, je me suis arrangée pour « faire des ô » à ma manière, totalement différente, par esprit de « résistance », sans doute, et mes ô devenaient plus des « a » que des « ô » . La Méthode Feldenkrais m’a appris à ne JAMAIS forcer, ni pour moi-même ni pour les autres. Tout d’abord, la règle est de respecter le fonctionnement premier, – aller dans le sens du mouvement habituel, puis amener la personne peu à peu à découvrir qu'elle a d'autres possibilités – dans mon cas, je ne parvenais pas à mettre la bouche assez en avant, quelles stratégies aurais-je pu alors utiliser ? Pour un mouvement que « l’on n’arrive pas à faire », un autre chemin est possible. Explorer juste à côté, juste en dessous, juste au-dessus, faire tout petit, ne pas fragiliser la personne, ne pas l’obliger à faire un mouvement qu’elle ne connaît pas, mais lui montrer que, peut-être, à l’origine de ce mouvement, un autre choix peut être fait. Le résultat n’importe pas, le chemin qui mène à la réalisation du « ô » est plus important, car il enclenche toute une chaîne d’intentions, avec la conscience de ce qui se passe, et donc avec la capacité d’être créatif quant au résultat, d’être différent de ce qu’une autre personne a projeté sur vous. La position de la tête était-elle la meilleure pour amener librement, sans tension dans le cou, les lèvres assez en avant pour faire le son « ô » ? Quel était le mouvement de la mâchoire inférieure ? Mon ventre n’était-il pas tendu, à force de « vouloir faire » ? Etais-je reliée, dans la sensation, avec mon périnée ? Quel lien pouvais-je établir à l’intérieur de moi entre le périnée et l’intérieur de la bouche ? Un jour, je dis à mon professeur de chant préféré, « je me sens "haut" », il me répondit : « feel down » ( !! ) Mais COMMENT devais-je faire ? Bien sûr, l’état émotionnel dans lequel j’étais très certainement ce jour-là induisait cette sensation de me sentir « trop haut ». La Méthode Feldenkrais m’aurait par exemple proposé de sentir la relation entre mes pieds au sol et l’articulation de la hanche. Étaient-ce les coussinets ou le talon qui touchaient le plus le sol, quelle était la relation du sol avec le genou ? Aurais-je pu, par exemple, bouger un tout petit peu la tête, pour dire un tout petit « oui » de la tête, pour sentir les premières vertèbres cervicales et sentir peut-être son effet sur le diaphragme et sur tout de moi-même ? J ’aurais pu aussi frotter l’ongle de mon pouce sur les dents du bas afin de sentir la différenciation possible entre les deux mâchoires, sentir le chemin que prend la mâchoire inférieure, sentir la langue en relation avec la position de la tête, être attentive au regard qui mobilise telle partie du corps plutôt que telle autre… Voilà ce que j’ai découvert, ce sont des moyens d’explorer d’autres positions, d'autres enchaînements. Rien n’est fixe. Apparaissent des moyens de me sentir plus autonome, plus libre de faire mes propres choix quant à mes « postures ». La posture étant, en langage Feldenkrais, l’endroit d'où je peux aller dans toute direction sans avoir à me ré-organiser , ou en tout cas, en ayant à me ré-organiser le moins possible – la mobilité au service de l'aisance et de la créativité.

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